Et si nous les femmes on arrêtait ……….. de se jalouser !

« La jalousie est un vilain défaut ».

C’est ce que nous avons souvent entendu dans notre enfance.
Et c’est bien vrai ! Pourquoi ? Tout d’abord,  parce que ses conséquences sont mauvaises pour nous et pour les autres : repli sur soi, mauvaise estime de soi, actes méchants, etc. et surtout parce qu’elle nous rend profondément malheureux.  La jalousie est définie par les psychologues, comme étant une émotion d’insécurité.  Ce qui amènerait  à penser qu’elle est légitime : oui mais…

OUI : le côté psycho-sociétal

La jalousie peut en effet avoir pour origines des blessures et des manques dus à notre passé. Ces causes peuvent donc expliquer nos ressentis face à la copine qui est plus jolie, plus organisée, plus patiente, plus riche, plus mince, plus intelligente, qui a un meilleur mari, un meilleur boulot, des meilleurs enfants… Ces jalousies sont souvent liées à des raisons psychologiques de manque de confiance en soi. D’autre part, la société de performance et de consommation dans laquelle nous vivons a aussi une part de responsabilité dans cette jalousie car elle nous définit non plus parce que nous sommes au fond de nous (une richesse unique pour ce monde !) mais par ce que nous possédons et par ce que nous faisons paraître.  Mais…

MAIS : le côté mal intrinsèque

Mais la jalousie est aussi un mal intrinsèque à l’être humain qu’il faut combattre. En dehors de toutes causes psychologiques ou sociétales qui pourraient parfois la justifier, l’expliquer, c’est aussi une question primaire de pouvoir et de gloire. Un peu comme dans « Amour, gloire et beauté », la jalousie et la rivalité ont pour but de se faire passer en premier quitte à blesser les autres au passage, d’être admiré, envié et de posséder le plus. Et comme dans la série,  si on vit avec ces buts là, ça finit toujours en mélodrames tragiques. C’est le cercle vicieux  du mirage de la perfection  qui apporte tout son lot d’insatisfactions avec une surenchère sans fin, une non-satiété qui rend amère.

3 astuces pour arrêter d’être jalouse :

·     Changer son regard sur soi et savoir ce que l’on veut vraiment : Faire la liste de ses qualités et de ses défauts  (on peut demander l’aide d’un proche : c’est très instructif et souvent plus juste !).  Le but étant de trouver l’être unique que nous sommes et ce que l’on veut dans la vie comme finalité.  Bref, il s’agit de vivre non plus sous le regard des autres mais sous le sien et de trouver sa propre place (pas celle de la copine). Chaque place est nécessaire, vitale.  Pas de place pour la jalousie si nous savons qui nous sommes et ce que nous voulons.

·     Se réjouir : entrer dans une attitude de gratitude ! Une étude récente a été faite sur la gratitude concluant que c’était l’un des plus courts chemins vers le bonheur. La logique de se réjouir de ses talents et de ceux des autres est un cercle vertueux car être reconnaissante de ses propres qualités c’est aussi les mettre en perspective avec celles des autres : à quoi et à qui peuvent elles servir ? Et quelles sont les qualités des autres qui m’aident ?  Ce qui amène à la 3ème astuce…

·     Collaborer : changer son regard sur les autres en considérant que toutes les autres femmes sont nos alliées par défaut et qu’elles peuvent nous aider. Considérer que nous sommes chacune un morceau d’un puzzle : s’il en manque un, les autres morceaux ne peuvent pas se mettre. Ou pour les amatrices de cuisine : une belle salade de fruits dans laquelle chacune est un fruit qui donne du goût mais pas le même ! N’oublions pas que la jalousie est une émotion donc elle est subjective. Cela veut dire qu’on ne peut pas s’y fier ! Et dans la vie de tous les jours, on a plus besoin d’alliées que de rivales !

L’antidote de la jalousie est donc ses antonymes : désintéressement (rapport à la possession), générosité (rapport aux autres) et la joie (rapport à la gratitude).
Mais ne vous inquiétez pas mesdames, c’est le chemin de toute une vie et les messieurs ne sont pas épargnés non plus ! On dit souvent que la jalousie est féminine. C’est profondément faux…

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