SOIS MOINS SUSCEPTIBLE EN 9 ÉTAPES

Peu importe leur âge, de nombreuses personnes se sentent facilement vexées par les attitudes ou les propos d’autrui. Ce mauvais caractère cache généralement une souffrance. Pour faire la paix avec vous-même, il importe de comprendre les raisons de vos réactions et d’adopter un nouveau regard sur les autres ainsi que sur vous-mêmes.

1. Miser sur l’autocompassion

Amour, compréhension ou douceur, les manques ressentis dans le passé laissent souvent des blessures provoquant des souffrances et un certain mal-être. Une fois confronté à des difficultés, ces failles reviennent en surface. Apprenez à accepter ses défauts, à s’encourager ou à se réconforter après un échec, l’autocompassion apporte une certaine stabilité à l’ego. Cette méthode aide à prévenir les risques de dépression et permet de garder votre énergie au lieu de la gaspiller en colères contre vous-même.

2. Rechercher les bénéfices

On se lance des piques, on se fâche… Un couple conflictuel est constitué de deux personnes susceptibles. Alain Héril*, sexothérapeute, propose de déterminer les bénéfices inconscients de ces comportements. Il s’agit peut-être d’une façon de maintenir une certaine distance entre l’un et l’autre afin d’éviter l’intimité. L’objectif de cette étape est d’identifier progressivement les souffrances qui vous bloquent dans ces attitudes agressives. Il précise que ce travail d’introspection s’avère efficace, car il permet de prendre du recul sur soi-même pour entamer un processus de changement et de réparation des souffrances de l’enfance.

*Auteur de Aimer, comment s’aimer soi-même pour aimer les autres (Flammarion).

3. Se centrer sur ses sens

Vous vous apprêtez à aller à un rendez-vous et vous appréhendez déjà ce moment durant lequel vous risquez d’être mise en cause ? Stéphanie Hahusseau*, psychiatre, vous conseille de prendre du recul et de porter votre attention sur vos sens. Par exemple, sur le trajet du rendez-vous, concentrez-vous sur la sensation de vos mains posées sur le volant, écoutez attentivement ce qui se dit à la radio et observez le paysage. Cela vous permettra de vous couper des émotions négatives nourrissant votre agressivité et d’aller à votre rendez-vous avec une pensée constructive.

*Auteure de Tristesse, peur, colère. Agir sur ses émotions (Odile -Jacob).

4. Établir un objectif

Au cours d’une réunion, votre supérieur hiérarchique ne cesse de lancer des propos humiliants et vous vous affolez ? Isabelle Filliozat* vous recommande de vous imposer un code de conduite, en lui posant des questions par exemple. De cette manière, vous ne vous sentirez pas comme un objet, mais comme un sujet, et créerez une dynamique vers un but. Vous serez alors plus attentive à vos propres actes et propos qu’à ceux ou ce que pensent les autres.

*Auteure de Les Autres et moi. Comment développer son intelligence sociale (JC Lattès).

5. Mettre des mots sur les émotions

Au lieu de vous énerver lorsque votre mari fait des blagues durant les soirs de grosse fatigue, mettez plutôt des mots sur vos émotions conseille le psychothérapeute Hervé Magnin*. Demandez-lui de faire de l’humour lorsqu’il vous voit stressée et fatiguée, pour que vous puissiez vous détendre. Toutefois, dans un contexte hostile, évitez cette attitude qui permettrait de fournir des armes à l’autre camp.

*Auteur de Susceptible et bien dans ma peau (Jouvence).

6. Gagner du temps

Hervé Magnin précise que lorsque l’émotion est forte, les réactions sont généralement épidermiques. Si votre boss vous reproche d’être molle au travail, généralement, vous gardez le silence ou ripostez, pas toujours de la bonne manière. Pour sortir de cette impasse, commencez par ne rien dire et concentrez-vous sur votre respiration. Écoutez attentivement ce qu’il a à dire et triez les informations (qu’est-ce qui est juste ou pas dans ce que vous venez d’entendre). Prenez un peu de recul et dites-lui que vous l’avez bien écouté et que vous avez besoin de temps pour y réfléchir. Demandez-lui si vous pouvez vous revoir le lendemain pour en parler. Vous aurez ainsi le temps de nuancer votre réaction.

7. Établir le scénario idéal

Les petites phrases qui fâchent du genre « Ce genre de chose n’arrive qu’à toi… » viennent souvent de votre mère ? De quoi altérer votre communication ! Pour y remédier, Catherine Aimelet Périssol*, psychothérapeute, conseille de faire le point sur le genre de relation que vous souhaitez instaurer avec elle. Vous rêvez de rapports de tendresse et d’affection ? Évitez de subir et mettez en place le scénario idéal : soyez indulgente face à ses maladresses, racontez votre semaine en omettant les mésaventures, rassurez-la sur ses inquiétudes… En réfléchissant à la qualité de la relation, vous ouvrez la voie à l’action et voyez l’autre de manière différente. Cela vous aidera à mieux l’écouter et à vous concentrer sur autrui.

*Auteure de Mon corps le sait (Robert Laffont).

8. Déterminer les peurs de l’autre

Plus de 40 ans, toujours célibataire ! Une amie n’arrête pas de vous demander si vous ne craignez pas de finir toute seule et vous êtes sur le point de le prendre mal ? Économisez votre énergie et épargnez-vous cette peine ! Isabelle Filliozat explique que ce que les autres font et leurs propos ne sont qu’une projection de leur propre réalité. À vrai dire, votre amie parle d’elle et non de vous. En vous interrogeant sans cesse, elle aborde sa peur de la solitude, de l’abandon, de l’âge et de la mort. Une fois que vous aurez compris ce mécanisme, vous serez immunisée contre ces souffrances inutiles.

9. Prendre du recul

La formatrice Byron Katie propose qu’à chaque fois qu’une personne fait une réflexion vous renvoyant à une pensée négative comme « personne ne m’aime », vous vous posiez- toujours ces quatre questions :

  • Est-ce vrai ?
  • Puis-je savoir avec certitude si c’est vrai ?
  • Quelle réaction suscite en moi cette pensée ?
  • Comment me sentirais-je sans cette pensée ?

Par la suite, inversez la phrase négative : « les autres m’aiment » et déterminez les circonstances dans lesquelles cela est le cas. Vous pouvez également vous dire « J’ai du mal à aimer les autres », puis vérifiez dans quel contexte cette affirmation est vraie. Ce travail approfondi s’avère utile lorsque vous reprochez aux autres ce que vous ne voulez pas voir en vous.

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